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Snapmaker U1 : l'imprimante 3D qui change d'outil au lieu de purger

Quatre têtes d'impression préchauffées, chacune chargée de sa propre bobine : le Snapmaker U1 passe d'une couleur ou d'une matière à l'autre en changeant de tête, en cinq secondes selon la marque.

Le Snapmaker U1 vu de trois quarts sur fond blanc : boîtier blanc, quatre têtes alignées sous leurs tuyaux, écran tactile sur la façade et bobines de filament noire, blanche, jaune et rouge sur les côtés.
Photo : Snapmaker

Ce que c’est

Le Snapmaker U1 est une imprimante 3D à dépôt de filament fondu, dotée de quatre têtes d’impression indépendantes. Chacune garde sa bobine : une couleur ou une matière par tête, et c’est la tête entière que la machine échange quand le modèle change de couleur. La marque appelle ce système SnapSwap et présente le U1 comme un changeur d’outils pour le grand public. La machine mesure 584 × 499 × 730 mm et pèse 18,2 kg.

Le volume d’impression est un cube de 270 mm de côté. Selon la marque, il laisse la place à de grands modèles ou à plusieurs pièces à la fois. La boîte contient les quatre têtes, quatre bobines de PLA SnapSpeed, un collecteur de déchets et une boîte d’outils.

Le Snapmaker U1 de trois quarts, côté gauche : deux bobines de filament, noire et jaune, fixées sur le flanc blanc, les quatre têtes alignées en haut sous leurs tuyaux et l'écran tactile sur la façade.
Photo : Snapmaker

Pourquoi ça existe

Les imprimantes multicolores classiques utilisent une seule buse : à chaque changement de couleur, elles purgent le filament précédent. Selon la marque, ces rebuts dépassent souvent la matière du modèle lui-même. Avec quatre têtes préchauffées, le U1 n’a plus à pousser une couleur à travers la buse jusqu’à la disparition de la précédente. La marque annonce jusqu’à 85 % de déchets en moins, d’après des mesures de son laboratoire sur des impressions multicolores comparables, et un changement de couleur ou de matière en cinq secondes.

Snapmaker, fondée en 2016 à Shenzhen, est née sur Kickstarter, où sa machine modulaire 2.0 avait réuni près de 8 millions de dollars. Pour le U1, la campagne s’est achevée le 30 septembre 2025 sur plus de 20 millions de dollars et plus de 20 000 contributeurs, un record pour une imprimante 3D, selon 3DPrint.com.

Ce qui compte

Le changement de tête. Chaque tête se positionne par des accouplements à billes d’acier, puis un verrou mécanique la maintient, sans moteur supplémentaire. La marque indique avoir éprouvé plus d’un million de changements consécutifs sans panne mécanique. Chez Tom’s Hardware, un changement de couleur a pris dix à douze secondes, amorçage de la buse compris ; il ne reste qu’une petite tour d’amorçage au lieu d’un tas de rebuts.

L’alignement des têtes. La machine règle seule les décalages en X, Y et Z entre les quatre têtes ; selon la marque, leurs positions relatives restent à 0,04 mm près. Un accéléromètre compense les vibrations, et le plateau est cartographié avant chaque impression. Tom’s Hardware juge cet alignement entièrement automatique.

La vitesse. Le mouvement CoreXY déplace la tête active à 500 mm/s au maximum, avec une accélération de 20 000 mm/s². La buse monte à 300 °C et le plateau à 100 °C.

Les matières. Quatre têtes permettent d’associer une matière rigide et une matière souple, ou un support soluble en PVA. Le couvercle optionnel, qui ajoute une enceinte avec filtration de l’air en trois étapes selon la marque, ouvre l’ABS, l’ASA, le PA et le PC. Tom’s Hardware a pourtant imprimé de l’ASA sans couvercle.

Le filament. Le U1 accepte jusqu’à quatre bobines de 1 kg au plus. Il les charge automatiquement, bascule sur une bobine identique quand l’une se vide (mode de secours) et lit par puce RFID la couleur et le type des bobines Snapmaker.

Le Snapmaker U1 vu de face : la façade blanche avec son écran tactile, le plateau d'impression visible dans la baie ouverte, quatre bobines noire, blanche, jaune et rouge de chaque côté, quatre têtes en haut.
Photo : Snapmaker

Au quotidien

L’écran tactile de 3,5 pouces règle l’essentiel sur la machine. L’application Snapmaker, sur Android et iOS, permet de suivre une impression à distance ; la caméra intégrée sert au suivi et aux vidéos accélérées, et sa détection par intelligence artificielle repère notamment les fils emmêlés et les obstacles sur le plateau. La machine signale aussi une fin de filament, une erreur de changement de tête ou une coupure de courant.

Côté logiciel, la marque recommande Snapmaker Orca, bâti sur OrcaSlicer et disponible sous Windows, macOS et Linux ; OrcaSlicer fonctionne aussi. Le micrologiciel repose sur Klipper.

Make: salue la mise en route rapide et la calibration sans intervention, mais juge le boîtier en plastique injecté un peu mince et souple : des joints sortent parfois de leur logement et il faut les remettre en place à la main.

Le flanc du Snapmaker U1 vu de côté : deux bobines de filament numérotées 3 et 4 posées l'une au-dessus de l'autre sur un fond perforé blanc, avec les tuyaux qui montent vers les têtes.
Photo : Snapmaker

Fiche technique

Caractéristique Valeur
Technologie Dépôt de filament fondu (FDM), quatre têtes d’impression
Volume d’impression 270 × 270 × 270 mm
Vitesse maximale de la tête 500 mm/s
Accélération maximale 20 000 mm/s²
Buse Acier inoxydable, 0,4 mm ; 300 °C au maximum
Plateau Tôle d’acier flexible à surface PEI ; 100 °C au maximum
Filament 1,75 mm de diamètre ; filaments d’autres marques admis
Matières de base PLA, PETG, TPU, PVA, PCTG
Avec le couvercle optionnel PLA, PETG, TPU, PVA, PET, ABS, ASA, PA, PC
Avec couvercle et buse en acier trempé Les précédentes, plus polymères renforcés de fibre de carbone ou de verre
Écran Tactile, 3,5 pouces
Connexion Wi-Fi 2,4 GHz, clé USB
Caméra Intégrée, 2 mégapixels
Logiciels Snapmaker Orca, OrcaSlicer ; application Android et iOS
Micrologiciel Klipper
Poids 18,2 kg

Ce que la marque en dit

Snapmaker affirme que le U1 réduit les déchets de jusqu’à 85 % par rapport aux imprimantes à buse partagée, que ses quatre têtes restent alignées à 0,04 mm et que son système de changement a franchi un million de cycles sans défaillance. La marque indique avoir livré plus de 100 000 exemplaires dans le monde. Elle décrit son écosystème comme ouvert : logiciel dérivé d’un projet libre et filaments d’autres fabricants admis.

Tom’s Hardware a décerné à la machine son Editor’s Choice, en y voyant un changeur d’outils abordable et simple à utiliser.

Pour un lecteur suisse

Selon la marque, la Suisse fait partie des pays desservis par sa boutique mondiale, les commandes étant expédiées depuis son entrepôt allemand. La garantie de deux ans que la marque annonce pour la machine s’applique aussi, selon elle, aux acheteurs de Suisse.

Pourquoi on l’a repéré

On l'a repéré pour son idée simple : plutôt que de purger du filament à chaque changement de couleur, l'imprimante échange la tête entière. On aime aussi cette machine à quatre têtes livrée avec ses quatre bobines, son volume de 270 mm de côté et ses outils en accès libre pour les logiciels.

C’est exactement le genre de maison qu’on aimerait croiser un jour sur O!deal.

L'imprimante 3D Snapmaker U1 de trois quarts sur fond blanc : boîtier blanc, quatre têtes alignées en haut, deux bobines de filament noire et jaune fixées sur le flanc.
La marque derrière ce produitSnapmaker : la marque de Shenzhen née sur Kickstarter, passée aux quatre têtesNée à Shenzhen en 2016 et lancée sur Kickstarter, Snapmaker fabrique des imprimantes 3D de bureau. Son U1, à quatre têtes interchangeables, a réuni plus de 20 millions de dollars.Lire le portrait de Snapmaker →

Snapmaker

SourcesSnapmaker (nouvel onglet) · Tom's Hardware (nouvel onglet) · Make: (nouvel onglet) · 3DPrint.com (nouvel onglet)

Questions fréquentes

Combien de couleurs ou de matières le Snapmaker U1 imprime-t-il dans une même pièce ?
Jusqu'à quatre : l'imprimante embarque quatre têtes indépendantes, chacune avec sa bobine, et passe de l'une à l'autre en changeant de tête. Selon la marque, un changement prend cinq secondes.
Quelles matières peut-on imprimer ?
De base, le PLA, le PETG, le TPU, le PVA et le PCTG. Avec le couvercle optionnel, la marque ajoute notamment l'ABS, l'ASA, le PA et le PC ; avec en plus des buses en acier trempé, les filaments renforcés de fibre de carbone ou de verre.
Faut-il utiliser les bobines de la marque ?
Non. Selon la marque, des filaments d'autres fabricants de 1,75 mm de diamètre fonctionnent aussi ; seule la reconnaissance automatique par puce RFID est réservée aux bobines Snapmaker.
Comment lance-t-on une impression ?
Depuis l'écran tactile de la machine, depuis l'application Snapmaker sur Android ou iOS, ou en partant du tranchage dans Snapmaker Orca ou OrcaSlicer. Le fichier arrive par le Wi-Fi 2,4 GHz ou par une clé USB.

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