dryrobe : la marque du Devon qui a inventé la robe de change
Née d'une cape cousue par la mère d'un surfeur, dryrobe fabrique depuis 2010 des robes de change imperméables, doublées de polaire recyclée, pour les nageurs, les surfeurs et les sportifs de plein air.

Un hiver, sous la pluie, un surfeur sort de l’eau et se retrouve sur un parking, un peignoir-serviette détrempé sur les épaules. C’est de cette situation, racontée par son fondateur, que dryrobe est née : d’abord une cape bricolée par une mère à la machine à coudre, puis une robe de change imperméable et coupe-vent, doublée de polaire. Aujourd’hui, la marque du Devon vend l’idée aux nageurs, aux surfeurs et à tous ceux qui se changent dehors.
L’histoire
Gideon Bright a grandi à surfer toute l’année autour de Saint-Ives, sur la côte nord des Cornouailles. Selon la marque, le déclic remonte à son adolescence : sa mère, Anne, lui offre un Noël une grande cape faite maison, avec un extérieur imperméable, une doublure en tissu éponge et une capuche à pressions. Environ vingt-cinq ans plus tard, à la sortie d’une session de surf, il décide de la reprendre en mieux.
La première robe de change imperméable et coupe-vent est portée à Woolacombe en 2010, et vendue en ligne en décembre de la même année. Le fondateur raconte avoir démarré avec une chambre pour bureau et un atelier local pour la fabrication. Selon Yahoo Finance UK, un tournant survient en 2012, lors d’un événement de triathlon où un entraîneur britannique équipe son équipe de robes.
La gamme
La pièce qui la définit est l’Advance, la robe de change imperméable à capuche, pour adultes comme pour enfants. Autour d’elle, la marque propose d’autres robes : la Tech-Lite, plus légère et compacte pour le voyage, la Nexus, de style parka, l’Adapt, dont le haut et le bas se zippent ensemble, et des robes-serviettes en coton biologique pour les temps chauds.
Elle a élargi son offre à des vêtements : poncho, vestes, gilet polaire, pantalons, ainsi qu’aux accessoires comme les sacs de rangement et les kits d’entretien.
Le savoir-faire
Pour l’Advance, l’extérieur est en nylon recyclé et la doublure en polyester recyclé ; selon la marque, ces tissus sont approuvés Global Recycle Standard et certifiés OEKO-TEX Standard 100. La finition hydrofuge est dite sans PFC. Côté coupe, la robe est ample pour se changer dessous, avec des manches, des poches doublées de polaire et une fermeture à glissière sur toute la longueur.
Selon la marque, l’usage des tissus entièrement recyclés pour l’Advance débute en 2020, après plusieurs phases d’essais avec des taux de recyclé variables. Le lieu de fabrication n’est pas indiqué dans ce que la marque publie.
Ce que la marque défend
dryrobe se dit certifiée B Corp depuis 2022 et défend l’idée d’« acheter moins, acheter mieux » : des tissus durables, conçus pour durer et générer moins de déchets, selon la marque. Elle affirme reverser au moins 1 % de ses bénéfices, dans le cadre de son Warmth Project, à des organisations qui rendent l’extérieur accessible à tous ou protègent la planète. Elle propose aussi une reprise de ses anciennes robes Advance, une offre de seconde main et une gamme Rework, confectionnée à partir de tissus qui seraient sinon jetés.
En ce moment
La marque s’étend en Europe. Selon FashionNetwork, le grossiste hambourgeois TTP assure depuis mars 2026 la distribution professionnelle de dryrobe en Allemagne, en Autriche et en Suisse, ainsi que dans dix-sept autres marchés européens. Selon la marque, plus d’un million de robes ont été vendues dans le monde.
Côté chiffres, Yahoo Finance UK (17 août 2025) donne un chiffre d’affaires proche de vingt-deux millions de livres sterling et des ventes en hausse de 545 % entre 2019 et 2023, période où, selon le fondateur, le public a été invité à passer davantage de temps dehors. Le même article fait état de plus de cinquante employés, et de l’équipe britannique équipée par la marque pour les trois derniers Jeux olympiques.
Pour un lecteur suisse
La boutique internationale de dryrobe liste la Suisse parmi ses pays de livraison et y affiche ses montants en francs suisses. La boutique européenne, elle, ne propose pas la Suisse dans sa liste de pays. Côté distribution professionnelle, le grossiste TTP couvre l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse depuis mars 2026, d’après FashionNetwork.
Pourquoi on l’aime
On aime la clarté de l'idée : une marque née d'un geste simple, se changer au bord de l'eau sans grelotter, et qui a su en faire une catégorie de vêtement. On aime aussi le choix de tissus recyclés pour la gamme Advance, et la façon dont l'histoire reste liée à son fondateur, un surfeur du Devon.
C’est exactement le genre de maison qu’on aimerait croiser un jour sur O!deal.
Repérés chez dryrobe
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dryrobe Advance Black Grey : la robe de change qui se met par-dessus la combinaison
Un long manteau imperméable en nylon recyclé, doublé de polaire recyclée, avec capuche, manches longues et poches : l'Advance de dryrobe sert à se changer au bord de l'eau, à l'abri du vent.